Acteur, réalisateur, scénariste français, né le 31 juillet 1914 à Courbevoie.
Né Louis Germain David de Funès dé Galarza, il est le fils de Carlos Luis de Funès et Léonor Soto Reguara, d'origines andalouses. Au même moment, la grande guerre éclate...
De toute son enfance, Louis retiendra une seule chose : les colères de sa mère. D'ailleurs, plus tard, il dira que sa mère fut à son insu son professeur de comédie. Toute sa scolarité, Louis la passe dans une école de filles, avant d'etre envoyé en pension à l'âge de 9 ans. De premier de classe, il passe à dernier et ne pense qu'à amuser ses petits camarades. Ne s'y plaisant pas, il revient chez lui et commence à travailler.
Il sera respectivement : apprenti fourreur, mécano, chef étalagiste, comptable et dessinateur industriel avant de devenir pianiste.
En 1936, il rencontre Germaine Elodie Corroyer et l'épouse la même année. De cette union naîtra Daniel. Très vite, le couple se rend compte qu'il n'a rien en commun et décide de divorcer en 1942. Cette même année, Louis rencontre Jeanne Barthélémy de Maupassant, descendante de l'écrivain et pianiste de jazz. C'est le coup de foudre immédiat. Ils se marient la même année.
Louis quitte l'appartement familial pour s'installer dans un minuscule appartement. Il continue son métier de pianiste, tout en intégrant les Cours Simon, où il fait la connaissance du comédien Daniel Gélin. Au bout d'une année, il abandonne.
Le 27 janvier 1944, né Patrick, le second fils de Louis. Pour s'en sortir, Louis accepte les remplacements dans les bars et joue avec notamment Eddie Barclay et rencontre de grandes vedettes predestinées, telles que Robert Dhéry, Colette Brosset, Jean-Marc Thibault...
Un matin de 1945, alors qu'il attend son métro, Louis est interpelé par Daniel Gélin, qui lui propose de remplacer un comédien dans une pièce de théâtre : "Winterset". Louis accepte et se sera ses débuts... Tout au long de sa vie, il dira que toute sa carrière est née grâce à Daniel Gélin.
Petit à petit, Louis effectue les remplacements dans des pièces à succès : "Un tramway nommé désir", "Thermidor",... et commence la figuration au cinéma en 1945 grâce à Daniel Gélin dans "La tentation de Barbizon". Son rôle : portier.
Les années suivantes, Louis abandonne progressivement le piano et accumule les rôles dans les films et les pièces de théâtre.
Entre 1946 et 1951, il tournera dans une trentaine de films : "Croisière pour l'inconnu", "Antoine et Antoinette", "Du Guesclin", "Mission à Tanger", "Bibi Fricotin", "Boniface Somnanbule", "Frou-Frou", "La rue sans loi", "Faites moi confiance"...
En 1949, naît Olivier, le troisième fils de Louis, qui effectuera une petite carrière de comédien aux cotés de son père.
Son destin bascule en 1951 lorsqu'il rencontre Robert Dhéry, le chef de la troupe des "Branquignols". Louis intègre le groupe et obtient la reconnaissance du public grâce à leur pièce : "Ah ! Les belles bacchantes", qui sera jouée 883 fois et qui sera un succès phénoménal.
Entre 1952 et 1955, il continue les figurations et les petits rôles dans des comédies à succès : "Ah ! Les belles bacchantes", adaptation de la pièce de théâtre, "Mam'zelle Nitouche", "Le mouton à cinq pattes", "La bande à papa", "Si Versailles m'était conté", "Napoléon", "Les corsaires du Bois de Boulogne", "Le blé en herbe", "Bonjour sourire", "La poison", "L'impossible Monsieur Pipelet", "Monsieur Taxi", "Ma femme est formidable",... Sur son parcours professionnel, il rencontre de grands comédiens, tels que Fernandel, Bourvil, Jean Gabin,...
En 1956, c'est la consécration grâce à son rôle de charcutier dans "La Traversée de Paris", le chef d'oeuvre de Claude Autant-Lara, aux cotés de Bourvil et Jean Gabin.
A partir de ce film, il obtiendra des rôles beaucoup plus importants dans des comédies mineures : "Courte Tête", "Bébés à gogo", "Comme un cheveu sur la soupe", "Les tortillards", "La vie à deux", "Candide", "Le Capitaine Fracasse", "Le garde champêtre mène l'enquête", "Les veinards", "La vendetta", "La belle américaine", "Le gentleman d'Epsom", "Nous irons à Deauville", "Le crime ne paie pas" ou encore "Ni vu ni connu", qui le fera accéder au rang de meilleur comique du moment...
En 1961, il se fera remarquer dans la pièce de théâtre "Oscar", qui sera un énorme succès et qui sera interpreté des centaines de fois.
En 1963, il obtient le premier rôle dans "Pouic-Pouic". Après une centaine de films, il devient enfin un grand comédien reconnu. Meme année, il tourne dans "Carambolages", "Faites sauter la banque" ou encore "Des pissenlits par la racine", de Georges Lautner.
En 1964, il obtient l'un de ses plus beaux rôles : celui du maréchal des logis chef Cruchot dans "Le Gendarme de Saint-Tropez". Avec près de 8 millions d'entrées, ce film marque les débuts de vedettariat de Louis. Cette même année, il forme un duo inoubliable avec Jean Marais dans "Fantômas". Le succès sera également au rendez-vous...
Fin de cette année, il débute le tournage du "Corniaud", sous la direction de Gérard Oury et forme un tandem inoubliable avec Bourvil. Plus de 11 millions de spectateurs dans les salles, grâce à cette comédie, Louis devient l'une des vedettes françaises les mieux payées. Cette même année, il tourne dans "Un grand seigneur", "Le Gendarme à New York" et "Fantômas se déchaîne". Les succès seront également présents...
En 1966, il tourne à nouveau avec Bourvil et Gérard Oury dans ce qui va devenir le chef d'oeuvre du cinéma français : "La Grande Vadrouille". Ce sera son plus beau rôle. Avec plus de 17 millions d'entrées, ce film restera n°1 au box office, avant d'être depassé par "Titanic" en 1998. Il enchaînera les tournages, notamment avec "Le Grand Restaurant" et "Fantômas contre Scotland Yard", qui marque la fin de la trilogie. Ces deux comédies n'auront pas le succès compté.
Cette même année, il rachète le Château de Clermont, sur les bords de la Loire, dernière demeure de l'écrivain Guy de Maupassant, et l'offre à son épouse, petite nièce de l'écrivain.
1967 : il tourne dans deux films, qui seront des énormes succès au box office : "Oscar", adaptation de la pièce de théâtre qui recueillera 6 millions d'entrées, et "Les Grandes Vacances", qui attirera près de 7 millions de personnes dans les salles. Au fur et à mesure de son ascension, Louis devient le roi du box office et ne sera jamais détrôné...
1968 : Pendant les évenèments de mai, il tournera dans "Le Gendarme se marie", troisième épisode de la série, qui sera l'un des plus beaux succès de la série. Il forme également un duo inoubliable avec Jean Gabin dans "Le Tatoué". Le film ne sera qu'un demi échec.
Fin d'année, il tourne dans la comédie de Robert Dhéry : "Le Petit Baigneur", qui sera un très grand succès. Parmi la distribution : Louis de Funès, Robert Dhéry, Colette Brosset, Jacques Legras, Michel Galabru, Pierre Tornade,...
1969 : il apparaitra dans "Hibernatus" et "L'homme orchestre". Ces deux comédies n'auront qu'un mince succès. Cette même année, Louis est victime d'un maître chanteur, qui menace de s'en prendre à sa famille si il ne lui paie pas une certaine somme...
1970 : Deux comédies : "Le Gendarme en balade" et "Sur un arbre perché", qui ne seront que des succès critiques. Gérard Oury l'engage également pour reformer un duo avec Bourvil dans sa prochaine comédie, intitulée "Les sombres héros". Mais suite au décès de Bourvil, le projet est annulé...
1971 : "Jo", adaptation d'une pièce policière américaine et les sombres héros, rebaptisé "La Folie des Grandeurs", seront les deux principaux films de cette année. Suite au décès de Bourvil, Gérard Oury convainct Yves Montand de former le duo avec Louis. Le succès sera au rendez vous : plus de 5 millions d'entrées.
1972 : "Les Aventures de Rabbi Jacob", sous la direction de son ami Gérard Oury, sera la seule comédie tournée par Louis cette année la. Avec 7 millions d'entrées, Gérard Oury ne lâche plus son acteur fétiche et l'engage derechef pour un nouveau projet baptisé "Le Crocodile". Casting original : Régine Crespin, Louis de Funès, Aldo Maccione, Charles Gérard.
En 1973, Louis interpretera une pièce de Jean Anouilh : "La valse des toréadors". Au bout de quelques représentations, il est victime d'un double infarctus. Le projet du "Crocodile" est annulé, même si Gérard Oury pense un temps à engager Peter Sellers...
Entre 1974 et 1976, il ira se reposer au Château de Clermont, où les médecins lui interdissent les plateaux de cinéma et le théâtre. Mais en 1975, un jeune producteur, Christian Fechner, fan de l'acteur, lui envoie le scénario d'une comédie. Louis est très tenté de retourner sur les plateaux de cinéma. Suite à l'accord de ses médecins, il intègre l'équipe du film "L'Aile ou la Cuisse", sous la direction de Claude Zidi.
Dans un premier temps, Pierre Richard est engagé mais suite à son contrat avec Georges Lautner pour la comédie "On aura tout vu", ce sera finalement Coluche qui sera engagé. Le duo fonctionne à merveille et près de 6 millions de spectateurs viennent saluer l'exploit.
1978 : La nouvelle comédie de Claude Zidi, "La Zizanie", sort sur les écrans. Ce sera un échec, malgré le nouveau duo du cinéma français : Louis de Funès - Annie Girardot.
1979 : 8 ans après "Le Gendarme en Balade", Louis est tenté de tourner un nouveau gendarme, qui sera baptisé "Le Gendarme et les Extraterrestres". Près de 7 millions de spectateurs se bousculeront pour voir le film.
1980 : Louis passe derrière la caméra avec un projet qu'il embitionne depuis vingt ans : "L'Avare", adaptation du roman de Molière. Il s'occupera de la direction d'acteur, tandis que son ami Jean Girault, son réalisateur de prédilection, s'occupera de la direction technique. Le film sera un échec, malgré le casting prometteur : Claude Gensac, Bernard Menez, Henri Genès, Guy Grosso, Michel Modo ou encore Michel Galabru.
Cette meme année, il obtiendra un César d'honneur, remis par Jerry Lewis, grand passionné du comédien.
1981 : Louis se retrouve sur le plateau de "La Soupe aux Choux", adaptation du roman à succès de René Fallet, où il partage l'affiche avec Jean Carmet et Jacques Villeret. Avec plus de 3 millions d'entrées, le film sera un échec à sa sortie mais est devenu, au fil du temps, l'un des films cultes du cinéma français.
1982 : Louis entame son dernier film, baptisé "Le Gendarme et les Gendarmettes". Pendant le tournage, le réalisateur, Jean Girault, décède des suites d'un infarctus. C'est son assistant qui finira le film.
Curieusement, peu de temps après, c'est Louis qui disparaîtra.
27 janvier 1983 : Louis se repose dans son château. Il cueille ses fleurs dans sa jardin quand il est pris tout à coup d'un malaise. Transporté à l'hôpital, il décèdera d'un nouvel infarctus, à l'âge de 68 ans. Pendant plusieurs années, il reposera dans le petit cimetière de la commune du Cellier, où se situe son château, avant d'être déplacé à Saumur...
Né Louis Germain David de Funès dé Galarza, il est le fils de Carlos Luis de Funès et Léonor Soto Reguara, d'origines andalouses. Au même moment, la grande guerre éclate...
De toute son enfance, Louis retiendra une seule chose : les colères de sa mère. D'ailleurs, plus tard, il dira que sa mère fut à son insu son professeur de comédie. Toute sa scolarité, Louis la passe dans une école de filles, avant d'etre envoyé en pension à l'âge de 9 ans. De premier de classe, il passe à dernier et ne pense qu'à amuser ses petits camarades. Ne s'y plaisant pas, il revient chez lui et commence à travailler.
Il sera respectivement : apprenti fourreur, mécano, chef étalagiste, comptable et dessinateur industriel avant de devenir pianiste.
En 1936, il rencontre Germaine Elodie Corroyer et l'épouse la même année. De cette union naîtra Daniel. Très vite, le couple se rend compte qu'il n'a rien en commun et décide de divorcer en 1942. Cette même année, Louis rencontre Jeanne Barthélémy de Maupassant, descendante de l'écrivain et pianiste de jazz. C'est le coup de foudre immédiat. Ils se marient la même année.
Louis quitte l'appartement familial pour s'installer dans un minuscule appartement. Il continue son métier de pianiste, tout en intégrant les Cours Simon, où il fait la connaissance du comédien Daniel Gélin. Au bout d'une année, il abandonne.
Le 27 janvier 1944, né Patrick, le second fils de Louis. Pour s'en sortir, Louis accepte les remplacements dans les bars et joue avec notamment Eddie Barclay et rencontre de grandes vedettes predestinées, telles que Robert Dhéry, Colette Brosset, Jean-Marc Thibault...
Un matin de 1945, alors qu'il attend son métro, Louis est interpelé par Daniel Gélin, qui lui propose de remplacer un comédien dans une pièce de théâtre : "Winterset". Louis accepte et se sera ses débuts... Tout au long de sa vie, il dira que toute sa carrière est née grâce à Daniel Gélin.
Petit à petit, Louis effectue les remplacements dans des pièces à succès : "Un tramway nommé désir", "Thermidor",... et commence la figuration au cinéma en 1945 grâce à Daniel Gélin dans "La tentation de Barbizon". Son rôle : portier.
Les années suivantes, Louis abandonne progressivement le piano et accumule les rôles dans les films et les pièces de théâtre.
Entre 1946 et 1951, il tournera dans une trentaine de films : "Croisière pour l'inconnu", "Antoine et Antoinette", "Du Guesclin", "Mission à Tanger", "Bibi Fricotin", "Boniface Somnanbule", "Frou-Frou", "La rue sans loi", "Faites moi confiance"...
En 1949, naît Olivier, le troisième fils de Louis, qui effectuera une petite carrière de comédien aux cotés de son père.
Son destin bascule en 1951 lorsqu'il rencontre Robert Dhéry, le chef de la troupe des "Branquignols". Louis intègre le groupe et obtient la reconnaissance du public grâce à leur pièce : "Ah ! Les belles bacchantes", qui sera jouée 883 fois et qui sera un succès phénoménal.
Entre 1952 et 1955, il continue les figurations et les petits rôles dans des comédies à succès : "Ah ! Les belles bacchantes", adaptation de la pièce de théâtre, "Mam'zelle Nitouche", "Le mouton à cinq pattes", "La bande à papa", "Si Versailles m'était conté", "Napoléon", "Les corsaires du Bois de Boulogne", "Le blé en herbe", "Bonjour sourire", "La poison", "L'impossible Monsieur Pipelet", "Monsieur Taxi", "Ma femme est formidable",... Sur son parcours professionnel, il rencontre de grands comédiens, tels que Fernandel, Bourvil, Jean Gabin,...
En 1956, c'est la consécration grâce à son rôle de charcutier dans "La Traversée de Paris", le chef d'oeuvre de Claude Autant-Lara, aux cotés de Bourvil et Jean Gabin.
A partir de ce film, il obtiendra des rôles beaucoup plus importants dans des comédies mineures : "Courte Tête", "Bébés à gogo", "Comme un cheveu sur la soupe", "Les tortillards", "La vie à deux", "Candide", "Le Capitaine Fracasse", "Le garde champêtre mène l'enquête", "Les veinards", "La vendetta", "La belle américaine", "Le gentleman d'Epsom", "Nous irons à Deauville", "Le crime ne paie pas" ou encore "Ni vu ni connu", qui le fera accéder au rang de meilleur comique du moment...
En 1961, il se fera remarquer dans la pièce de théâtre "Oscar", qui sera un énorme succès et qui sera interpreté des centaines de fois.
En 1963, il obtient le premier rôle dans "Pouic-Pouic". Après une centaine de films, il devient enfin un grand comédien reconnu. Meme année, il tourne dans "Carambolages", "Faites sauter la banque" ou encore "Des pissenlits par la racine", de Georges Lautner.
En 1964, il obtient l'un de ses plus beaux rôles : celui du maréchal des logis chef Cruchot dans "Le Gendarme de Saint-Tropez". Avec près de 8 millions d'entrées, ce film marque les débuts de vedettariat de Louis. Cette même année, il forme un duo inoubliable avec Jean Marais dans "Fantômas". Le succès sera également au rendez-vous...
Fin de cette année, il débute le tournage du "Corniaud", sous la direction de Gérard Oury et forme un tandem inoubliable avec Bourvil. Plus de 11 millions de spectateurs dans les salles, grâce à cette comédie, Louis devient l'une des vedettes françaises les mieux payées. Cette même année, il tourne dans "Un grand seigneur", "Le Gendarme à New York" et "Fantômas se déchaîne". Les succès seront également présents...
En 1966, il tourne à nouveau avec Bourvil et Gérard Oury dans ce qui va devenir le chef d'oeuvre du cinéma français : "La Grande Vadrouille". Ce sera son plus beau rôle. Avec plus de 17 millions d'entrées, ce film restera n°1 au box office, avant d'être depassé par "Titanic" en 1998. Il enchaînera les tournages, notamment avec "Le Grand Restaurant" et "Fantômas contre Scotland Yard", qui marque la fin de la trilogie. Ces deux comédies n'auront pas le succès compté.
Cette même année, il rachète le Château de Clermont, sur les bords de la Loire, dernière demeure de l'écrivain Guy de Maupassant, et l'offre à son épouse, petite nièce de l'écrivain.
1967 : il tourne dans deux films, qui seront des énormes succès au box office : "Oscar", adaptation de la pièce de théâtre qui recueillera 6 millions d'entrées, et "Les Grandes Vacances", qui attirera près de 7 millions de personnes dans les salles. Au fur et à mesure de son ascension, Louis devient le roi du box office et ne sera jamais détrôné...
1968 : Pendant les évenèments de mai, il tournera dans "Le Gendarme se marie", troisième épisode de la série, qui sera l'un des plus beaux succès de la série. Il forme également un duo inoubliable avec Jean Gabin dans "Le Tatoué". Le film ne sera qu'un demi échec.
Fin d'année, il tourne dans la comédie de Robert Dhéry : "Le Petit Baigneur", qui sera un très grand succès. Parmi la distribution : Louis de Funès, Robert Dhéry, Colette Brosset, Jacques Legras, Michel Galabru, Pierre Tornade,...
1969 : il apparaitra dans "Hibernatus" et "L'homme orchestre". Ces deux comédies n'auront qu'un mince succès. Cette même année, Louis est victime d'un maître chanteur, qui menace de s'en prendre à sa famille si il ne lui paie pas une certaine somme...
1970 : Deux comédies : "Le Gendarme en balade" et "Sur un arbre perché", qui ne seront que des succès critiques. Gérard Oury l'engage également pour reformer un duo avec Bourvil dans sa prochaine comédie, intitulée "Les sombres héros". Mais suite au décès de Bourvil, le projet est annulé...
1971 : "Jo", adaptation d'une pièce policière américaine et les sombres héros, rebaptisé "La Folie des Grandeurs", seront les deux principaux films de cette année. Suite au décès de Bourvil, Gérard Oury convainct Yves Montand de former le duo avec Louis. Le succès sera au rendez vous : plus de 5 millions d'entrées.
1972 : "Les Aventures de Rabbi Jacob", sous la direction de son ami Gérard Oury, sera la seule comédie tournée par Louis cette année la. Avec 7 millions d'entrées, Gérard Oury ne lâche plus son acteur fétiche et l'engage derechef pour un nouveau projet baptisé "Le Crocodile". Casting original : Régine Crespin, Louis de Funès, Aldo Maccione, Charles Gérard.
En 1973, Louis interpretera une pièce de Jean Anouilh : "La valse des toréadors". Au bout de quelques représentations, il est victime d'un double infarctus. Le projet du "Crocodile" est annulé, même si Gérard Oury pense un temps à engager Peter Sellers...
Entre 1974 et 1976, il ira se reposer au Château de Clermont, où les médecins lui interdissent les plateaux de cinéma et le théâtre. Mais en 1975, un jeune producteur, Christian Fechner, fan de l'acteur, lui envoie le scénario d'une comédie. Louis est très tenté de retourner sur les plateaux de cinéma. Suite à l'accord de ses médecins, il intègre l'équipe du film "L'Aile ou la Cuisse", sous la direction de Claude Zidi.
Dans un premier temps, Pierre Richard est engagé mais suite à son contrat avec Georges Lautner pour la comédie "On aura tout vu", ce sera finalement Coluche qui sera engagé. Le duo fonctionne à merveille et près de 6 millions de spectateurs viennent saluer l'exploit.
1978 : La nouvelle comédie de Claude Zidi, "La Zizanie", sort sur les écrans. Ce sera un échec, malgré le nouveau duo du cinéma français : Louis de Funès - Annie Girardot.
1979 : 8 ans après "Le Gendarme en Balade", Louis est tenté de tourner un nouveau gendarme, qui sera baptisé "Le Gendarme et les Extraterrestres". Près de 7 millions de spectateurs se bousculeront pour voir le film.
1980 : Louis passe derrière la caméra avec un projet qu'il embitionne depuis vingt ans : "L'Avare", adaptation du roman de Molière. Il s'occupera de la direction d'acteur, tandis que son ami Jean Girault, son réalisateur de prédilection, s'occupera de la direction technique. Le film sera un échec, malgré le casting prometteur : Claude Gensac, Bernard Menez, Henri Genès, Guy Grosso, Michel Modo ou encore Michel Galabru.
Cette meme année, il obtiendra un César d'honneur, remis par Jerry Lewis, grand passionné du comédien.
1981 : Louis se retrouve sur le plateau de "La Soupe aux Choux", adaptation du roman à succès de René Fallet, où il partage l'affiche avec Jean Carmet et Jacques Villeret. Avec plus de 3 millions d'entrées, le film sera un échec à sa sortie mais est devenu, au fil du temps, l'un des films cultes du cinéma français.
1982 : Louis entame son dernier film, baptisé "Le Gendarme et les Gendarmettes". Pendant le tournage, le réalisateur, Jean Girault, décède des suites d'un infarctus. C'est son assistant qui finira le film.
Curieusement, peu de temps après, c'est Louis qui disparaîtra.
27 janvier 1983 : Louis se repose dans son château. Il cueille ses fleurs dans sa jardin quand il est pris tout à coup d'un malaise. Transporté à l'hôpital, il décèdera d'un nouvel infarctus, à l'âge de 68 ans. Pendant plusieurs années, il reposera dans le petit cimetière de la commune du Cellier, où se situe son château, avant d'être déplacé à Saumur...
